🗓️ Note : Cet article est une archive importée de mon ancien blog. Certaines informations peuvent ne plus être à jour.
Une plateforme de stockage en ligne pas comme les autres…
Nous avons déjà parlé sur ce blog de l’importance de la sauvegarde. A l’époque ou j’avais écris cet article , j’envisageais une solution de sauvegarde à distance entre deux petits RaspberryPi (ou équivalent). Finalement, cette solution est tombé à l’eau (manque de temps, d’espace de stockage, et de bande passante).
La sauvegarde : c’est important
On ne le répétera jamais assez mais : sauvegardez vos données.
Chez moi, j’ai une sauvegarde locale. Un disque dur chiffré sur lequel je vais mes sauvegardes via FreeFileSync.
A une époque, j’avais un autre disque dur dans le vestiaire de mon bureau. Mon vestiaire fermé à clef ; et quand bien même on forcerait la porte du vestiaire , le disque était lui aussi chiffré. Avec la crise que l’on connaît et le télé travail, j’ai rapatrié ce disque chez moi.
Du coup, si mon appart brûle, je perds mon ordinateur et mon disque dur de sauvegarde. Pas glop !
Heureusement il y a Arzen !
Ouai mais dans ton vieil article là, tu disais que le cloud c’était le mal !
Effectivement. C’est le mal si on ne sait pas où on met les pieds. Mais justement :
Arzen est différent
Arzen s’appuie sur Sia . Une technologie qui permet de faire de la sauvegarde décentralisé. Avec un système de blockchain, n’importe qui sur le réseau peut proposer de l’espace de stockage (on appelle cela un nœud). Il y a des nœuds répartis un peu partout sur le globe. Les données sont chiffrés avant d’être envoyé sur le cloud, et personne à part vous (pas même Arzen ou Sia) ne peut accéder à vos données ! (A condition d’avoir un mot de passe robuste et bien conservé).
De plus, chacune de vos données est divisé en 30 segments (chiffrés). Chaque segment est dispersé sur un des nœuds du réseau. De cette manière, même si sur ces 30 nœuds, 20 se retrouvent hors lignes, les 10 derniers nœuds restants sont suffisants pour récupérer l’intégralité de vos données.
Tout ce dispositif repose sur une blockchain et le Siacoin. Quand quelqu’un offre de l’espace de stockage, il gagne quelques Siacoins, et lorsque vous voulez louer cet espace, vous devez payer quelques Siacoins.
On pourrait bien entendu se passer de l’intermédiaire Arzen et tout faire à la main. Mais bon, pour le moment, je ne me sens pas suffisamment aguerrit pour me débrouiller tout seul. Et puis on a 14 jours d’essais gratuit ! Et pour la version payante, ca reste beaucoup moins cher que la concurrence. On en reparle âpres.
S’inscrire sur Arzen
L’inscription est trés simple, et une fois connecté sur le site de Arzen, j’ai activé l’offre d’essais de 14 jours (200 giga) on arrive à une jolie page qui nous explique pas à pas comment faire :

On voit qu’on peut télécharger l’application pour Windows, Mac, et différentes distributions linux (basées sur Debian avec un .deb, sur Redhat avec un .rpm et même un .tar.gz pour les autres distributions) . Pour ma part j’ai téléchargé l’application .deb pour Debian/Ubuntu (mon Linux Mint étant basé sur Debian/Ubuntu).
L’application
On lance l’application, on rentre ses deux clefs et son mot de passe . Fastoche !
Le premier menu dans lequel on arrive c’est le tableau de bord qui nous présente une synthèse.
Mais la partie qui nous intéresse le plus c’est évidemment « Mon Cloud »
Comme j’ai aucune inspiration pour faire un bel article, voici des phrases que je balance « comme ça » :
- On peut créer des dossiers, mettre en ligne des documents, télécharger des documents, ou bien supprimer des choses directement sur le cloud. J’ai essayé d’uploader quelques fichiers, avec ma connexion ADSL en carton : c’est long.
- Une fois que les fichiers sont dans le cloud, on peut évidemment les télécharger, les supprimer, les partager, mais aussi les renommer.
- On remarque aussi leur score de redondance. C’est à dire, si ils sont répliqué sur plusieurs serveurs dans le monde (afin de favoriser la pérennité de l’information). Si tout va bien le score est de 300%.
- Lorsque l’on partage le fichier, on peut à tout moment révoquer le lien de partage pour que ce dernier ne soit plus disponible.
- Lorsqu’on partage un fichier, on obtient un lien de partage ainsi qu’une clef de chiffrement. Il faut transmettre les deux pour que votre correspondant puisse récupérer le fichier.
- On remarquera tout de même que pour télécharger le fichier, il faut obligatoirement passer par Chrome ou Opera. En tout cas, à l’heure ou j’écris ses lignes ; les autres web browser comme Firefox ne sont pas compatibles.
- Le bouton « partager par email » vous prépare un mail avec le lien et la clef de chiffrement, ça c’est sympa 🙂
- On peut également synchroniser des dossiers, malheureusement ce sera à vous de redemander la synchronisation manuellement. Actuellement on ne peut pas faire des refresh automatique
- Dans l’application on voit un récapitulatif sur le tableau de bord
- On peut voir ce qui se passe dans l’historique d’activité
Enfin, on peut via l’outil « fichiers partagés avec moi », mettre les liens que d’autres utilisateurs d’Arzen nous partageraient. Ce qui sur le papier m’avait l’air chouette, est en réalité pas si ouf que ça. En effet, si votre ami vous partage un fichier synchronisé, on pourrait croire qu’il se synchronisera chez vous également : que nenni.
Cet outil permet juste de garder une trace (un peu comme un presse-papier) des fichiers que l’on a partagé avec vous et de les retrouver plus facilement (tant que le lien de partage est toujours valide).
Conclusion
L’application est trés simple d’utilisation, c’est certes un bon point mais le revers de la médaille, c’est qu’elle est trés limité et pas si folle que ça. J’aurai aimé que la synchronisation puisse se faire automatiquement tous les X jours par exemple. Avec ma connexion ADSL ca va prendre beaucoup de temps pour faire ma sauvegarder dans le cloud. Néanmoins, il faut reconnaitre que pour 2 euro par mois avoir 200 giga sauvegardé , chiffré, redondant, décentralisé… C’est quand même super méga cool 😀
Je ne pense pas utiliser ce service pour le moment, mais j’ai hâte de tenter directement de faire des choses avec Sia.
Merci d’avoir lu cet article. A bientot.